Ils ont créé leur entreprise ou leur association, pourquoi pas vous !

L’Épicerie Solidaire en réseau de Quizac, 

Une «épicerie associative et citoyenne» : une éthique et une approche originale face à l’insécurité alimentaire.

 

 

Une éthique solidaire :

L’épicerie solidaire en réseau est un projet inter-associatif portépar cinq associations caritatives locales : L’Agehb, la Banque alimentaire du Finistère, la Croix Rouge française, le Secours catholique et la Spab. 

Elle est accompagnée par le Centre communal d’action sociale de la ville de Brest, dans le cadre de la coordination alimentaire.

Pour Alice Goulaouic, chargée de coordination de l’Épicerie solidaire en réseau « «La coopération, c’est-à-dire travailler tous ensemble, est l’un des quatre piliers de la structure ».

Cette éthique de solidarité s’appuie aussi sur trois autres  valeurs incontournables «  la dignité, la complémentarité (avec les équipements de quartier) et le développement durable (nos achats de produits, nous les souhaiterions bio local).»

 

Une approche originale :

L’épicerie est bien une réponse à l’insécurité alimentaire « de ceux qui ne vont pas ou ne peuvent pas aller à l’aide distributive, comme les Restos du cœur.» mais l’originalité réside dans  le « coup de pouce » donné aux bénéficiaires.

Faire de cette épicerie un tremplin : « les bénéficiaires devront justifier d’un projet personnel  ou professionnel », les économies réalisées lors des achats à l’épicerie « deviennent une source de financement de leur projet » précise Alice Goulaouic. 

Ce projet, condition indispensable pour bénéficier de l’épicerie,  peut être une formation, passer le permis de conduire, changer un équipement de la maison, régler des dettes… L’accompagnement des bénéficiaires se fera pendant 3 ou 6 mois en fonction du projet.

 

L’épicerie solidaire en pratique 

L’épicerie solidaire s’adresse à des salariés, des retraités, des personnes sans emploi, des étudiants, sous conditions de ressources. «Les personnes devront habiter Bellevue ou Lambézellec ».

Les produits vendus (alimentaires ou d’hygiène) proviendront d’achats réalisés par l’association, mais également de la banque alimentaire ou de collecte comme celle organisée dans les magasins biocoop de Brest.

Les bénéficiaires payeront en moyenne de 10 à 30 % du prix des produits.

Avec l’aide d’une trentaine de bénévoles, elle sera ouverte deux demi-journées par semaine, pour un objectif de 30 à 40 bénéficiaires d’ici à la fin de l’année.

« Cette première épicerie ambitionne de ne surtout pas être la dernière : le réseau associatif qui la porte entend en effet voir fleurir d’autres projets, basés sur la même philosophie, dans d’autres quartiers de la ville ».

 

Des valeurs partagées

AB Services création a toujours placé la solidarité et la synergie des acteurs locaux comme fondement de son action dans ses deux domaines d’intervention : l’aide à la création d’entreprise ou le soutien à toute initiative   reposant sur les valeurs de l’économie sociale et solidaire.

C’est la raison pour laquelle elle a répondu favorablement à la demande d’Alice Goulaouic qui souhaitait, avant d’investir dans l’achat d’un fourgon,  tester la logistique de transport des marchandises achetées ou collectées par l’Epicerie.

Elle a mis à disposition un véhicule utilitaire dans le cadre de son dispositif Services Plus Matériel (SPM).

 

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Raphaëlle Le Clercq, 

ou la rencontre de la biologie et de la gastronomie.

 

Raphaëlle  mène de brillantes études en Belgique, son pays d’origine et obtient une Maîtrise de biologie à l’Université de Bruxelles. Après un périple européen, elle commence une carrière de biologiste dans une société travaillant pour l’IFREMER. 

Ayant élu domicile à Fouesnant, elle quitte la biologie marine faute de poste à pourvoir sur la  côte du Sud Finistère.

 

Elle complète ses connaissances scientifiques par deux approches : celle de la gastronomie des produits de la mer en décidant de travailler à la poissonnerie du Centre Leclerc de Fouesnant /Pleuven et celle de la lactofermentation auprès d’une professionnelle du Sud de la France 

 

Sans renier son intérêt pour la mer, ces expériences conduisent Raphaëlle à créer sa propre entreprise, fruit de ses connaissances scientifiques et culinaires: production de légumes lacto-fermentés, cueillette et cuisine aux algues.

Les champs d’algues sont situés sur la côte nord du département où se trouve aussi  son laboratoire.

Ses préparations de légumes  bio (fenouil, choux, carotte, betterave rouge …) vont intégrer des algues (wakame…). 

Ellessont diffusées sous la marque MAMMA SIRENA, un clin d’œil à sa vie de voyageuse.

Aujourd’hui, elle les commercialise sur les marchés de Concarneau, Pont L’Abbé, Pont Croix, Douarnenez mais aussi dans différentes épiceries fines du Finistère. 

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